DSC06847

Défendre l’artisanat : Je m’y engage

DSC06847J’ai reçu récemment, le livre blanc de l’artisanat que je vous invite à lire ! J’ai reçu également une série de questions posées par la Chambre de Métiers d’Alsace.

J’ai choisi ce moment pour répondre à la question de la place de l’artisanat dans notre société ! A la manière de l’illustration de cet article, sa place est au coeur de nos villes, villages et donc de mes priorités d’élus !

 

  1. Rénover l’apprentissage, sa pédagogie, son financement, son cadre légal, notamment par la formation à distance de l’apprenti, et faciliter la mobilité européenne

L’apprentissage dans l’artisanat est une réussite en matière de formation initiale et d’intégration professionnelle.

Le contrat d’apprentissage, dont le succès repose sur ses spécificités, doit être préservé et distingué de toute autre forme de contrat. Vous engagez vous à maintenir les spécificités du contrat d’apprentissage dans l’artisanat ?

Georges Schuler : Candidat LR-UDI dans la 3ème circonscription du Bas-Rhin, je suis naturellement favorable non seulement à la modernisation de l’apprentissage, de ses contrats liés et à son développement. Il convient aussi de promouvoir cette voie noble qui débouche, plus que d’autres, sur l’emploi !

Ancien enseignant au Lycée Charles de Foucauld, je connais les atouts de ces dispositifs et le dynamisme du monde de l’artisanat et de l’entreprise.

  1. Soutenir l’emploi qualifié dans les entreprises artisanales

L’artisanat repose sur une main d’œuvre spécialisée qui ne bénéficie pas des allègements de charges réservés aux bas salaires. Etes-vous favorable à l’extension des baisses des charges pour encourager l’embauche de salariés qualifiés ?

Georges Schuler : Trop d’impôt tue, non l’impôt,  mais l’emploi !

Oui, il faut permettre au secteur de l’artisanat, créateur d’emplois, de bénéficier d’une baisse des charges afin que celle-ci soit impactante et permette de faciliter l’embauche.

  1. Simplifier la validation des acquis de l’expérience pour la rendre plus opérante et moins académique

La validation des acquis de l’expérience est un outil pour construire des parcours de formation individualisés. Elle doit être est plus opérante et moins académique pour la rendre plus accessible aux artisans et à leurs salariés.

Vous engagez-vous à faire évoluer la VAE en ce sens en valorisant les acquisitions utiles pour le geste technique ?

Vous engagez vous à simplifier  la qualification des salariés de l’artisanat à travers des diplômes prenant en compte les réalisations professionnelles et les compétences acquises dans l’entreprise ?

DSC06521Georges Schuler : La validation des acquis de l’expérience doit être réformée pour permettre non seulement aux artisans, mais à d’autres publics (les autodidactes, d’autres chefs d’entreprises) de valoriser leur parcours, d’accéder à des diplômes.

En France, la validation des acquis de l’expérience gagnerait à être plus ouverte pour tous !

  1. Assainir la concurrence en alignant les charges sociales et fiscales des artisans sur celles des micro-sociaux

Les entreprises artisanales traditionnelles sont confrontées à la concurrence d’acteurs économiques qui n’ont pas les mêmes contraintes ni les mêmes charges. Pour mettre fin à cette iniquité, vous engagez-vous notamment à aligner les charges sociales et fiscales des artisans sur celles des microsociaux ?

 

Georges Schuler : La vraie réforme à engager est celle de l’égalité fiscale ! Il faut en finir avec des disparités ou des réformes qui ont plus d’effets collatéraux que d’effets directs.

Il faut tendre vers la « Justice Fiscale » plutôt que de continuer à créer des niches, des statuts particuliers et les normes qui vont avec.

Le poids des charges nuit à l’activité économique. Il faut créer les conditions d’une « équité fiscale » pour tous.

 

  1. Assainir la concurrence en rétablissant le juste équilibre entre les acteurs économiques et en clarifiant en ce sens le statut des travailleurs détachés Au regard de la directive sur le détachement des travailleurs, quelles mesures défendrez-vous afin d’assurer une concurrence non faussée et de lutter contre le dumping social ?

Georges Schuler : L’emploi de travailleurs détachés pose souci raison de la faiblesse des contrôles et du détournement d’une directive qui se voulait « ouverte ». Il faut revoir la directive, l’amender, réduire sa durée et sanctionner les groupes qui en font une alternative à l’embauche de salariés locaux.

Cette directive a dérapé !

Il faut poser des moyens d’aider les TPE / PME et les artisans en développant un Small Business Act à la Française et en intégrant des dispositifs de luttes contre le dumping social, en commençant par la commande publique… Puis par une sensibilisation contre des pratiques « douteuses ».

La directive doit être recadrée et nos lois soutenir les acteurs économiques qui créent de la richesse localement, y compris en payant ici leurs cotisations …

 

  1. Suspendre la taxation des bénéfices réinvestis afin de favoriser le financement de l’entreprise grâce à la création d’un compte d’attente Aujourd’hui, le chef d’entreprise individuelle paie des impôts et des charges sociales sur l’ensemble des bénéfices alors même qu’il n’en prélève qu’une partie pour ses besoins personnels et que l’autre partie est réinvestie dans l’entreprise. Or, lorsque ce même dirigeant a constitué une société, les bénéfices réinvestis ne supportent pas les prélèvements sociaux.

Êtes-vous d’accord pour mettre fin à cette différence de traitement ?

Georges Schuler : L’Egalité ! Ou en tout cas l’équité fiscale devrait s’imposer dans notre pays.

Si oui,  êtes-vous favorable à  la suspension de la taxation des bénéfices mis en réserve dans l’entreprise individuelle en provisionnant un compte d’attente, exempt de prélèvements sociaux et soumis à un prélèvement fiscal approprié  ?

Georges Schuler : Encore une fois, il faut faciliter la vie des créateurs de richesse et aller vers des lois utiles et pratiques ! Trop de normes, de niches freinent le dynamisme économique.

 

  1. Créer un statut juridique unique, de l’entreprise individuelle, basé sur l’EIRL, afin de garantir une séparation systématique des patrimoines professionnel et personnel de l’entrepreneur dès la création de son entreprise

Dans un objectif de simplification et de protection du patrimoine de l’entrepreneur, soutiendrez-vous la création d’un statut juridique unique de l’entreprise individuelle, basé sur l’EIRL, qui garantirait une séparation systématique des patrimoines professionnel et personnel de l’entrepreneur?

Georges Schuler : Oui ! Un entrepreneur prend suffisamment de risques pour ne pas en faire prendre à ses enfants, à ses proches !

 

  1. Couverture sociale obligatoire et RSI

Quelles solutions préconisez-vous pour garantir aux indépendants une protection sociale juste et efficace ?

Georges Schuler : Il faut  réformer le RSI en le remplaçant par une caisse autonome de protection des indépendants pour respecter les spécificités de leur métier et pour offrir des palettes de protection différentes. La diversité des situations ne peut être résolue par l’uniformisation de la protection sociale des indépendants.

Une meilleure protection ne doit pas signifier pour vous d’être asphyxiés toujours plus sous le poids des prélèvements obligatoires. Il s’agit ainsi d’imposer l’amélioration de  la relation entre les entreprises et l’administration pour que cette dernière ait davantage un rôle de conseil et d’accompagnement que de sanction.

Le RSI ne doit pas être l’ennemi de l’artisan, mais un accompagnateur de la vie sociale de ce dernier.

  1. Sécuriser et simplifier le statut des conjoints collaborateurs par l’application du statut par défaut Malgré la déclaration obligatoire depuis 2007 du statut du conjoint collaborateur, celui-ci ne bénéficie toujours pas aujourd’hui systématiquement d’une protection sociale réelle et adaptée. L’application systématique de ce statut permettrait de sécuriser la situation du conjoint collaborateur. Êtes-vous prêt à défendre cette obligation ?

Georges Schuler : Oui, clairement

  1. Valoriser l’innovation en révisant les critères de soutien de l’innovation et en les adaptant aux entreprises artisanales Les entreprises artisanales innovent constamment mais restent insuffisamment aidées car les dispositifs publics de soutien sont principalement tournés vers l’innovation technologique, à forte intensité de recherche et développement. Etes-vous favorable à l’évolution de ces aides et financements pour qu’ils prennent mieux en compte l’ensemble des innovations artisanales ?

Georges Schuler :  L’innovation doit être « démocratisée » ! Celles et ceux qui créent le plus d’emplois (l’artisanat) devraient même faire l’objet d’une politique d’accompagnement spécifique permettant d’aller à la fois vers une plus grande dynamisation, vers l’Entreprise Artisanale du Futur …

L’invention, l’innovation, la numérisation doit être des leviers pour permettre aux artisans de tendre vers l’excellent et toucher aussi de nouveaux clients ou marchés.

 

  1. Accompagner les entreprises artisanales dans l’accès aux outils de l’économie numérique par le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat et sécuriser l’environnement de ces nouveaux usages

Plus d’un million trois cent mille entreprises françaises sont artisanales. L’objectif pour les entreprises artisanales est de s’ouvrir à de nouveaux marchés,  condition indispensable à la pérennité des métiers. Le développement d’une culture numérique des artisans permettra de renouveler les offres historiques.

Etes-vous prêt à soutenir un plan de transformation numérique des entreprises artisanales auquel le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat serait partie prenante ?

Georges Schuler : Je connais le dynamisme de ma CMA en Alsace et je sais que la transformation numérique a déjà commencé.

Oui, je soutiendrais un plan de transformation numérique des entreprises artisanales. Je suis favorable à l’organisation de carrefours entre les entreprises du numériques et celles de l’artisanat. Souvent les tailles de celles-ci sont identiques et pourraient permettre une grande complicité dans les faits !

L’entrepreneur numérique est plus proche de l’artisan que du grand groupe. La rencontre des deux doit être provoquée, encouragée, soutenue.

Il faut « oser » ! Je suis pour le soutien à des initiatives de type « hackathon » consacré à l’artisanat !

  1. Conforter le réseau des chambres de métiers et de l’artisanat

L’utilité du réseau des chambres de métiers et de l’artisanat est reconnue dans l’accompagnement des entreprises et la formation des apprentis. Vous engagez-vous à maintenir le haut niveau de déploiement et de développement de ses services auprès des entreprises artisanales ?

 

GS1170x300-2 (2)

Georges Schuler : Je suis fière de l’implication de la chambre des métiers d’Alsace dans le soutien aux entreprises. J’ai à cœur d’aider à son maintien et son développement … Il n’est pas dit que le slogan de ma campagne « Efficacité, Proximité, Sincérité » ne puisse pas lui être accolé…

Qui plus est, en Alsace, plus qu’ailleurs, la CMA est un partenaire à associer à la défense du droit local, des libertés alsaciennes.

Enfin, l’avenir de l’artisanat se construit en développant l’apprentissage. Et là, demain commence aujourd’hui ! Avec moins de normes, moins de règlements et plus de soutien et de lois vraiment « utiles » ! Député, je ferai entendre la voie de l’artisanat !

Pour moi, la position de l’Artisanant est au « centre du village », au cœur de notre développement économique !

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *